Roman

Et Icare
s’envola

Il suffit parfois d’un éclat sous l’eau pour fissurer un destin.

Au large d’Hawaï, juste avant l’accident qui le laissera paraplégique, Icare croit avoir aperçu une créature inconnue. Une vision que personne ne prend au sérieux… sauf lui.

De retour en France, tout vacille. Jusqu’à sa rencontre avec Charlie, un vieil homme usé qui a renoncé à presque tout, sauf au silence. Entre eux naît un étrange accord : l’un cherche une preuve, l’autre une raison d’avancer.

Alors ils prennent la mer. Un voilier, l’horizon, et deux vies qui tentent de tenir debout.

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Les coulisses de l’écritureDans l’atelier du roman

Les coulisses de l’écriture

Dans l’atelier
du roman

Avant d’être mon premier roman publié, Et Icare s’envola a longtemps été un texte secret, commencé sur les bancs de l’université, abandonné puis retrouvé. Son histoire s’étend sur près de six années et prend sa source dans un souvenir de mer bien réel.

2016-2017 · La naissance

Une page blanche en littérature médiévale

J’étais en deuxième année de licence de Lettres modernes. Pendant un cours de littérature médiévale particulièrement ennuyeux, mon ordinateur était ouvert sur une page blanche. Les premiers mots sont venus ainsi, presque à la dérobée. Plus tard, une camarade m’engueulerait presque parce que je préférais écrire mon roman plutôt que suivre un cours de phonétique médiévale. Décidément, la langue médiévale, c'était vraiment pas mon truc.

La première scène

La noyade d’Icare

La toute première scène que j’ai écrite fut celle de la noyade. Elle venait d’un souvenir de vacances à L’Escala, en Catalogne. Avec mon père et ma sœur, nous avions loué un petit voilier, aussitôt surnommé le « Titanic II ». Un coup de vent fit pivoter la voile, qui me frappa violemment à l’arrière du crâne. Je tombai à l’eau ; le bateau se retourna, les cordages emprisonnèrent mes jambes et la voile me maintint sous la surface malgré mon gilet. Pendant quelques instants, j’ai réellement cru mourir.

Du réel à la fiction

Ce que l’écriture avait retenu

J’ai fini par m’extraire en tirant avec mes bras, mais j’étais en pleine crise de panique. Une fois ramené sur la plage, je suis parti seul jusqu’à l’appartement familial, pieds nus sur le sable et le bitume brûlants, puis j’ai attendu ma famille contre le mur, quatre étages plus haut. Aujourd’hui encore, cet épisode fait rire tout le monde sauf moi. Bien après l’écriture, un ami m’a fait remarquer qu’Icare avait perdu l’usage de ses jambes - comme moi, prisonnier des cordages. Je n’avais jamais consciemment établi ce lien. L’écriture, elle, l’avait fait.

Six années d’écriture

Abandonner, reprendre, terminer

J’ai écrit ce premier roman par immenses intermittences : quelques lignes, puis plus rien pendant des mois, parfois des années. Je reprenais le texte avant de l’abandonner de nouveau. Ce n’est qu’environ six ans plus tard, mes études achevées et mon travail au collège devenu une routine, que j’ai éprouvé le besoin de mener enfin ce projet à son terme. Je l’ai terminé très loin de la mer, à Collandres, petit village perdu au cœur de l’Auvergne, dans la maison familiale de ma compagne.

De manuscrit à livre

Choisir l’autoédition

J’ai envoyé le manuscrit à une quinzaine de maisons d’édition choisies pour leur ligne éditoriale. Deux seulement m’ont répondu - dont une près d’un an plus tard, alors que le livre était déjà publié - et toutes deux l’ont refusé. J’ai alors compris que l’autoédition pouvait réaliser ce vieux rêve tout en me laissant le contrôle de chaque étape. J’ai tout fabriqué moi-même, de l’écriture à la maquette et à la couverture, sans intelligence artificielle, avec mes connaissances de Word et de la suite Adobe. Lulu m’a offert cette possibilité ; je l’ai saisie. Et Icare s’envola est né ainsi.

Cet atelier pourra encore s’enrichir de notes préparatoires, d’anciennes versions et d’autres traces conservées pendant l’écriture.